Une manette glissée dans les mains d’un enfant, un parent assis juste à côté et le salon se transforme en terrain de jeu. La PS5 déborde de titres pensés pour ces moments-là. Encore faut-il savoir trier.
Tous les jeux estampillés famille ne se valent pas. Certains se partagent vraiment sur le canapé. D’autres réclament une connexion, un second abonnement ou même une deuxième console. On a déblayé le terrain pour vous.
Avant de parler jeux, il faut la machine. Si le pas n’est pas encore franchi, vous pouvez acheter une playstation chez Spacenet puis revenir piocher tranquillement dans cette sélection.
Coopération locale ou en ligne, la question qui change tout ?
C’est le piège classique. Vous achetez un jeu vendu comme familial puis vous découvrez que le deuxième joueur doit être en ligne, sur sa propre console. Rageant quand on espérait simplement jouer côte à côte.
Retenez une règle toute bête. La coopération locale, parfois appelée canapé ou splitscreen, laisse deux joueurs ou plus partager le même écran. C’est exactement ce que vous cherchez pour jouer avec un enfant à la maison.
La coopération en ligne, elle, demande souvent un abonnement PlayStation Plus payant et une connexion stable. Pratique pour retrouver des cousins à distance. Dispensable si tout le monde tient sur le même canapé.
Gardez aussi un œil sur la pastille PEGI imprimée sur la jaquette. Un chiffre, un âge conseillé. PEGI 3 pour les tout-petits, PEGI 7 pour la grande majorité des aventures familiales. Rien de plus clair en deux secondes.
Une astuce méconnue existe enfin pour la famille éloignée. Le Share Play prête votre partie à distance le temps d’une session, comme si la manette passait d’une maison à l’autre. Idéal pour jouer avec un grand-parent un brin geek ou un cousin parti loin.
Pour les plus petits, des jeux tout en douceur
Chez les 3 à 6 ans, on vise les couleurs, la simplicité et zéro stress.
Astro’s Playroom ouvre le bal. Il est offert avec chaque PS5, déjà installé sur la console. Aucun besoin de savoir lire, les niveaux restent courts et joyeux, la manette vibre à la moindre trouvaille. Un tout premier jeu idéal.
Dans la même veine, Sackboy A Big Adventure fait mouche. La petite peluche de chiffon traverse des mondes adorables, en solo ou jusqu’à quatre sur le même écran. Les chutes ne punissent jamais vraiment, de quoi rassurer les débutants.
Si votre enfant voue un culte à une licence précise, les jeux des Schtroumpfs ou de la Pat’Patrouille existent sur PS5. Moins ambitieux côté technique mais taillé pour les petites mains et les écrans d’attention courts.
Sonic Colors Ultimate complète bien le tableau pour les amateurs de vitesse. Des niveaux pétillants, un rythme soutenu et une prise en main immédiate. Puisque la lecture n’est pas indispensable, même les plus jeunes suivent sans aide.
Avec un tout-petit, pensez au jeu à deux où l’adulte gère les passages délicats. L’enfant garde la manette sur les phases simples puis vous prenez le relais quand ça se corse. Personne ne bloque et personne ne pleure.
Minecraft tire un peu plus vers le haut, idéal dès 7 ans. En mode créatif, l’enfant bâtit et invente sans pression. En survie, il apprend à gérer, à planifier, à coopérer. Et l’écran partagé permet de construire à plusieurs sur la même console.
À partir de 7 ans, les valeurs sûres pour jouer ensemble
Vers 7 ans, les enfants encaissent des jeux plus riches sans se décourager.
Overcooked All You Can Eat reste le roi du fou rire. Jusqu’à quatre cuisiniers s’agitent dans une cuisine en pleine panique, tous sur le même canapé. On hurle, on se trompe de commande, on recommence. Garanti sans temps mort.
LEGO Horizon Adventures mérite aussi sa place. Deux joueurs vivent l’aventure d’Aloy en local, sans écran coupé en deux. Petite limite à connaître avant d’acheter, la coopération plafonne à deux personnes.
Impossible d’oublier la galaxie LEGO en général. LEGO Marvel, LEGO Star Wars ou LEGO Jurassic World se jouent tous à deux en local et misent sur l’humour et la casse joyeuse de briques. Une valeur refuge dès 7 ans quand on hésite.
Côté adrénaline, Gran Turismo 7 et Rocket League rassemblent parents et enfants autour d’un écran partagé. Le premier flatte les amoureux de belles voitures, le second mêle foot et bolides dans des parties courtes et nerveuses. Bonus non négligeable, Rocket League est gratuit.
Les familles fans de ballon rond filent vers EA Sports FC. Un match rapide père contre fille, deux manettes et la soirée défile. Vérifiez tout de même que le mode voulu tourne bien en local, car certaines options réclament une connexion.
Pour finir sur une note débridée, Moving Out 2 transforme un simple déménagement en chantier hilarant à plusieurs. Et Crash Team Racing Nitro-Fueled offre du kart coloré qui rappellera de bons souvenirs aux parents.
Les pépites à savourer en duo, parent et enfant
Certains jeux brillent surtout à deux, un adulte aux commandes principales, un enfant en renfort ou en spectateur conquis.
Astro Bot, sacré meilleur jeu en 2024, fait figure de tête d’affiche. Il se joue en solo mais rien n’interdit de se passer la manette niveau après niveau. Chaque tableau croule sous les clins d’œil à l’histoire PlayStation et les idées qui font lever un sourcil.
Ratchet & Clank Rift Apart joue la même partition. Des décors somptueux, de l’action toujours lisible et un héros attachant. Parfait pour un enfant qui observe, commente puis réclame son tour. Stray, l’aventure du petit chat roux, offre de son côté une balade calme et touchante à regarder ensemble.
It Takes Two vise enfin les fratries un peu plus grandes ou le tandem parent et ado. Impossible d’y jouer seul, le titre est conçu pour deux du début à la fin. Son classement PEGI 12 invite juste à une présence parentale, le ton restant résolument bon enfant.
Bon à savoir, un seul exemplaire suffit. Le Pass Ami invite gratuitement le deuxième joueur, ce qui évite d’acheter le jeu en double.
Les faux amis à surveiller
Tous les jeux colorés ne sont pas inoffensifs. Certains titres gratuits attirent les enfants puis multiplient les achats en jeu, parfois pour quelques euros qui s’accumulent vite.
D’autres ouvrent un chat en ligne avec des inconnus, sans filtre solide. Avant d’installer le jeu très populaire dans la cour de récréation, jetez un œil aux options sociales et coupez ce qui doit l’être. Le compte enfant et l’application PlayStation Family servent justement à ça.
Rien de dramatique, juste deux minutes de réglage qui épargnent bien des surprises sur le relevé bancaire.
Faut-il jouer avec son enfant ou juste à côté ?
La tentation existe de tendre la manette puis de vaquer à ses occupations. Dommage. Les meilleurs souvenirs naissent quand l’adulte joue aussi, se plante et rit de ses propres erreurs.
Un enfant adore battre son parent à plate couture. Il adore encore plus coopérer pour franchir un passage difficile. Ces minutes partagées pèsent souvent bien plus lourd que le jeu lui-même.
Nos astuces de parent pour dépenser moins et garder la main
Quelques réflexes allègent à la fois la facture et la charge mentale.
L’application PlayStation Family, gratuite, encadre le temps de jeu, les dépenses et les échanges en ligne depuis votre téléphone. On la règle une fois puis on respire. Créer un compte enfant dédié prend cinq minutes et change tout.
Le PlayStation Plus glisse chaque mois des jeux à récupérer sans frais en plus. De quoi étoffer la ludothèque sans rien acheter. Pensez aussi aux démos et aux essais gratuits avant de craquer sur un titre plein tarif.
Anticipez aussi le coût d’une seconde manette DualSense. Indispensable pour la coop locale, elle représente un vrai budget. On la déniche parfois en pack ou d’occasion en bon état, ce qui allège la note.
Le choix entre jeu dématérialisé et boîte physique compte aussi. Le format physique se revend et se prête entre copains, le numérique évite les allers-retours et les galettes rayées. À chaque famille son réflexe.
Enfin, guettez les soldes saisonnières et le marché de l’occasion pour les jeux physiques. Un grand classique familial se déniche souvent pour une bouchée de pain quelques mois après sa sortie.
Au fond, le meilleur jeu PS5 à partager n’est pas le plus spectaculaire. C’est celui qui ramène tout le monde sur le canapé, manette en main et sourire aux lèvres. Commencez simplement, observez ce qui amuse vraiment votre enfant puis élargissez peu à peu. Les fous rires feront le reste.
